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Cinéma: le film ivoirien « Anthôman : pour l'honneur » en salle à partir de demain
Aujourd'hui, 20:26

Prisca Maceleney joue le rôle de Komin dans Anthôman

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En attendant l’avant-première du film ivoirien « Anthôman : pour l'honneur » prévue finalement pour demain mercredi 29 juillet 2026 au cinéma Pathé Cap Sud à Abidjan-Marcory, les journalistes ont eu la primeur de la diffusion du nouveau long métrage du réa­li­sa­teur ivoi­rien, Jacques Trabi. 

En compagnie de léquipe de production, une dizaine de journalistes ont pu visuamiser, pendant 87 minutes ce film dont des professionnels du 7e art ivoirien disent dejà un grand bien.

C’est une fresque épique et historique qui explore l'héritage culturel du peuple Gouro, issu du centre-ouest de la Côte d’Ivoire, lors de la seconde guerre mondiale. Le scénario présente le parcours de Gooré, qui par inadvertance a ôté la vie à son ami Kalou lors d’une partie de chasse. Accusé de meurtre par la communauté, il a accepté l’épreuve du poison d’oû il sort victorieux. Mais bien plus, il décide de se faire enrôler parmi les combattants pour particoper à la guerre aux côtes du colon. Et ce, malgré le refus et les complaintes de sa mère (majestueusement interprétée par la comédienne ivoirienne Amoin). 

Le tournage d'envergure internationale qui s'étend de la France à la Côte d'Ivoire (Man, Grand-Bassam et Blanoufla), met en scène près de 750 personnes acteurs, figurants et techniciens venus de six pays (Burkina-Faso, Côte d'Ivoire, Éthiopie, France, Mali et Tchad). Des figures recon­nues du cinéma et de la scène ivoi­rienne tels que Yahi Nes­tor Gahé, Prisca Mar­cel­line, Daniel Bles­son, Kané Mahoula , Amo­nin Koffi, Claude Sea, Jean-Chris­tophe Taton, Ber­nard Yao, etc. donnent à ce long métrage un caractère de production assez particulier.

Au terme de la projection, les journalistes présents, pour la plupart des critiques cinématographiques, ont salué la qualité du travail du réalisateur qui n’est pas à sa première oeuvre. 

Au-delà du film lui-même, « Anthô­man : pour l’hon­neur » s’ins­crit dans une dyna­mique plus large. Celle de donner au cinéma ivoi­rien une meilleure visi­bi­lité sur la scène afri­caine et inter­na­tio­nale, en misant sur des pro­duc­tions plus ambi­tieuses et des récits pro­fon­dé­ment enra­ci­nés dans son his­toire.

Solange ARALAMON

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