Réforme électorale : l’opposition exige des recours impartiaux pour régler les différends
La déclaration commune a été lue par Georges Philippe Ezaley, vice-président du Pdci-Rda
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Les partis et groupements politiques de l’opposition ivoirienne ont appelé le gouvernement à garantir des recours effectifs et impartiaux permettant de résoudre les différends électoraux par les voies institutionnelles, dans le cadre de la mise en place du nouvel organe électoral.
Dans une déclaration commune rendue publique mardi 13 octobre 2026, à la Maison du Pdci-Rda, à Cocody, les signataires ont souligné que la crédibilité du futur dispositif électoral doit reposer sur des mécanismes transparents de règlement des litiges, afin de réduire les motifs de contestation et de préserver la paix sociale.
Dans cette déclaration commune lue par Georges Philippe Ezaley, vice-président du Pdci-Rda, ces partis ont insisté sur la nécessité d’assurer une traçabilité complète des opérations électorales, l’accès aux procès-verbaux ainsi que la publication des résultats détaillés, bureau de vote par bureau de vote, pour permettre la vérification des suffrages exprimés.
Cette exigence figure parmi les garanties que l’opposition souhaite voir intégrées à la réforme du système électoral, aux côtés de l’indépendance des responsables du futur organe, de la transparence dans leur désignation et de l’autonomie effective de la structure à l’égard du pouvoir politique.
Les partis signataires ont également plaidé pour une liste électorale fiable, soumise à un audit indépendant et régulièrement actualisée, afin de permettre aux citoyens remplissant les conditions requises, notamment les nouveaux majeurs, de s’inscrire et d’exercer leur droit de vote.
Pour parvenir à ces garanties, l’opposition demande l’ouverture d’un dialogue national associant le gouvernement, les partis de la majorité et de l’opposition ainsi que les organisations de la société civile concernées, choisies de manière consensuelle.
Selon la déclaration, les propositions des différentes parties doivent être examinées dans un cadre inclusif, permettant de traiter les désaccords et de parvenir à un accord écrit avant la finalisation et l’adoption des textes relatifs au nouvel organe électoral.
Les signataires ont rappelé avoir répondu favorablement, à deux reprises, aux invitations du gouvernement concernant cette réforme. Ils attendent désormais une réponse favorable à leur demande de dialogue national, formulée dans un courrier commun déposé à la Primature lundi 12 octobre 2026.
Estimant que les difficultés rencontrées par l’ancienne Commission électorale indépendante ont contribué aux contestations et aux crises électorales, ils considèrent que sa disparition doit ouvrir la voie à une réforme de fond, assortie de garanties susceptibles de renforcer la confiance des acteurs politiques et des citoyens.
L’opposition a, par ailleurs, appelé le gouvernement à proposer rapidement une rencontre préparatoire et invité les Ivoiriens ainsi que les partenaires régionaux et internationaux de la Côte d’Ivoire à soutenir cette démarche pacifique, dans le respect de la souveraineté nationale.
Les partis et groupements signataires, regroupés sous la mention CNC-MGC, ont réaffirmé leur volonté de défendre le suffrage, de rechercher le consensus et de préserver la paix, afin que les citoyens puissent choisir librement leurs dirigeants et avoir la certitude que leur choix sera respecté.
Lambert KOUAME
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