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2e journée foncière d’Abidjan : Bruno Koné fixe un objectif de 9 millions d’hectares à sécuriser
Aujourd'hui, 11:45

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Neuf millions d’hectares de terres rurales à sécuriser en dix ans. C’est l’objectif fixé par le gouvernement ivoirien pour accélérer la sécurisation du foncier rural. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, l’a annoncé le mardi 6 octobre 2026 à au Parc des Expositions d’Abidjan, lors d’une table ronde consacrée à la « Gouvernance foncière et développement durable en Afrique ».

 

Aux côtés du ministre ivoirien, les échanges ont réuni Alain Diouf, ministre auprès du président de la République du Sénégal, chargé du suivi et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, et Mamoutou Mamadou Niang, ministre mauritanien des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme foncière.

 

Pour atteindre cet objectif, la Côte d’Ivoire prévoit la délivrance de 1,5 million de certificats fonciers et la signature de 1,5 million de contrats agraires au cours des dix prochaines années. Sur les quelque 23 millions d’hectares que compte le domaine foncier rural ivoirien, cette nouvelle orientation vise à renforcer la protection des droits des producteurs et des exploitants, mais aussi à prévenir les conflits et à favoriser les investissements.

« Il s’agit d’un changement d’échelle radical », a souligné Bruno Koné, rappelant l’évolution enregistrée dans la délivrance des certificats fonciers. Entre 1998 et 2018, moins de 6 000 certificats avaient été délivrés. En une dizaine d’années, leur nombre est passé à environ 68 000.

 

Le gouvernement veut également faciliter l’accès à ces documents. Le coût du certificat foncier, qui pouvait atteindre 500 000 à 600 000 francs CFA pour une parcelle moyenne, est désormais ramené à zéro franc CFA dans les zones couvertes par les projets financés par l’État avec l’appui de partenaires au développement.

Cette gratuité concerne actuellement les opérations conduites dans 20 régions. Elle doit notamment permettre aux petits producteurs et exploitants de mieux sécuriser leurs droits sur les terres qu’ils mettent en valeur.

 

Les délais de délivrance ont également été réduits. De près de deux ans auparavant, ils sont désormais inférieurs à six mois dans les opérations concernées. Pour Bruno Koné, les neuf millions d’hectares constituent une étape vers une ambition plus large : parvenir, à terme, à une sécurisation quasi complète du foncier rural ivoirien.

 

La table ronde a également permis au Sénégal et à la Mauritanie de présenter leurs expériences face aux enjeux liés à la sécurisation des droits fonciers, aux conflits, à la pression sur les terres, à l’accès au foncier et à l’attractivité des investissements.

 

Elysa Achi

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