2e session ordinaire de l’Assemblée nationale : dix projets de loi et le budget de l’État sur la table des députés
Patrick Achi, président de l'Assemblée nationale
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La deuxième session ordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale s’est ouverte, jeudi 1er octobre 2026, à Abidjan, avec au cœur des travaux l’examen du projet de budget de l’État et de dix projets de loi déjà en instance devant les députés.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, s’est déroulée en présence du Haut représentant du président de la République, Gilbert Kafana Koné.
Cette session, qui intervient après une première session ordinaire consacrée notamment à l’installation des organes de l’institution et à l’adoption de 27 projets de loi, dont 26 à l’unanimité, sera principalement marquée par l’examen du budget de la Nation.
Dans son discours d’ouverture, Patrick Achi a souligné le caractère particulier de cette première session budgétaire de la législature, en raison notamment de l’adoption, au premier semestre, du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Selon lui, il revient désormais au Parlement d’examiner la traduction budgétaire des orientations du PND, notamment à travers les priorités, les crédits proposés, les résultats attendus et les conditions d’exécution des politiques publiques.
Le PND 2026-2030 prévoit près de 115 000 milliards de francs CFA d’investissements sur cinq ans, avec une contribution attendue du secteur privé estimée à plus de 70 %, a rappelé le président de l’Assemblée nationale.
Au-delà du budget, les députés auront à examiner dix projets de loi déjà transmis à l’Assemblée nationale, tandis que d’autres textes pourraient être déposés au cours de la session.
Un premier groupe de projets de loi porte sur le financement de l’économie. Il s’agit notamment de textes relatifs à la réglementation bancaire et à la microfinance.
Ces projets concernent des questions liées à l’accès au crédit, à la protection de l’épargne ainsi qu’aux capacités de financement des entreprises et des ménages.
Les parlementaires devront également se pencher sur des textes relatifs à l’organisation et à la gestion des instruments publics de financement.
L’objectif affiché par le président de l’Assemblée nationale est notamment de rechercher les mécanismes permettant de mobiliser davantage de ressources, de mieux les orienter vers les projets prioritaires et d’en améliorer l’impact sur les populations.
La lutte contre l’orpaillage clandestin figure également parmi les dossiers annoncés pour cette session.
Le projet de loi modifiant le Code pénal, adopté le 23 septembre 2026 en Conseil des ministres et déposé le 29 septembre sur le bureau de l’Assemblée nationale, devrait être inscrit rapidement à l’ordre du jour.
Ce texte intervient dans un contexte marqué par les conséquences humaines et environnementales liées à l’exploitation minière artisanale clandestine.
Les députés seront ainsi appelés à examiner les nouvelles dispositions envisagées pour renforcer le cadre pénal applicable à certaines infractions.
D’autres projets de loi annoncés concernent la vie institutionnelle, notamment dans le domaine électoral, ainsi que diverses questions économiques et sociales.
Ces textes devront faire l’objet d’un examen au sein des commissions permanentes avant leur éventuelle adoption en séance publique.
Le président de l’Assemblée nationale a appelé les députés à poursuivre la méthode de travail engagée lors de la première session, fondée sur les travaux en commission, l’écoute et la recherche de solutions consensuelles.
Cette première session avait permis l’adoption de 27 textes, dont 26 à l’unanimité.
Lambert KOUAME
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