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Pétrole : la Côte d’Ivoire signe huit contrats pour l’exploration de blocs offshore avec Petrobras
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L’État ivoirien a signé, le mercredi 17 septembre 2026, huit contrats de partage de production (CPP) avec Petrobras, la compagnie pétrolière nationale brésilienne, pour l’exploration de huit blocs offshore du bassin sédimentaire ivoirien.

 

La cérémonie de signature a réuni au Sofitel hôtel ivoire, les représentants de Petrobras et plusieurs responsables ivoiriens, dont le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, ainsi que la directrice générale de Petroci, Fatoumata M’Balou Sanogo.

Les blocs concernés sont CI-513, CI-600, CI-601, CI-602, CI-603, CI-605, CI-701 et CI-702. Ils se trouvent dans des secteurs éloignés du bassin sédimentaire national, avec des profondeurs d’eau allant de 1 500 à 4 000 mètres. Ces zones restent encore peu documentées sur le plan géologique, ce qui nécessite d’importants travaux avant toute décision sur leur potentiel commercial.

La première étape consistera donc à mieux connaître le sous-sol. Petrobras prévoit notamment de réaliser des campagnes d’acquisition de données géologiques et géophysiques, avec l’utilisation de données sismiques de dernière génération. Ces opérations permettront de cartographier les structures du sous-sol et de rechercher les indices susceptibles de révéler la présence d’hydrocarbures.

Cette phase d’exploration représente un engagement financier important. Selon le ministre Mamadou Sangafowa Coulibaly, plus de 250 milliards de francs CFA seront investis dans un premier temps. Cette enveloppe doit couvrir notamment l’acquisition des données sismiques et la réalisation d’au moins huit forages d’exploration dans ces zones en eaux très profondes.

Le choix de Petrobras comme partenaire intervient dans un contexte d’intensification de l’exploration pétrolière en Côte d’Ivoire. La compagnie brésilienne dispose d’une expérience importante dans les opérations offshore en grande profondeur. Dans le cadre de ces nouveaux contrats, elle détiendra 90 % des intérêts du projet et assurera également le rôle d’opérateur. Petroci participera aux côtés de la compagnie brésilienne et des autorités ivoiriennes.

Pour Petrobras, cette collaboration doit également permettre de développer les compétences et les échanges avec les acteurs nationaux. La directrice exécutive chargée de l’exploration et de la production, Sylvia Maria Couto Dos Anjos, a annoncé la mise à contribution de l’expertise de la compagnie dans plusieurs domaines, notamment les études géologiques et géophysiques, l’exploration et la production en eaux profondes, le développement technique et l’innovation.

Au-delà des investissements, les conditions de partage de la production constituent un autre élément important de ces contrats. La répartition prévue accorde 62,5 % de la production à la partie ivoirienne contre 37,5 % à Petrobras. Selon Mamadou Sangafowa Coulibaly, cette formule vise à tenir compte à la fois des risques financiers et techniques supportés par l’investisseur et des intérêts économiques de l’État ivoirien.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a, pour sa part, salué l’aboutissement des négociations ayant conduit à la signature de ces contrats. Il a réaffirmé la volonté de l’État d’accompagner le partenariat avec Petrobras dans la durée.

Avec ces huit nouveaux CPP, le bassin sédimentaire ivoirien franchit également un nouveau palier en matière d’occupation. Environ 63 000 kilomètres carrés sont désormais couverts par des activités liées à la production, à l’évaluation ou à l’exploration, soit un taux d’occupation de 75 %.

Cette progression rapproche la Côte d’Ivoire de son objectif de porter progressivement à 100 % le taux d’occupation de son bassin sédimentaire. Pour les autorités, l’enjeu est de poursuivre l’exploration afin d’identifier de nouvelles ressources et de consolider, à terme, la production nationale d’hydrocarbures.

Les travaux qui débuteront sur ces huit blocs devront ainsi permettre de déterminer leur potentiel réel. Les résultats des études sismiques et des futurs forages seront déterminants pour confirmer ou non la présence de réserves exploitables. 

 

Elysa  Achi

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