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Festival de Bôdôladja (Jacqueville) : les populations de Grand-Jack prêtes pour l’unité à travers leur culture
Hier, 12:45

La tradition était au menu de cette 8e édition du Festibôdô

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« Le patrimoine culturel alladjan, levier d’unité, de paix et de développement durable ». C’est autour de ce thème que s’est tenue la 8e édition du Festival de Bôdôladja, du vendredi 28 au dimanche 30 août 2026, à Grand-Jack, dans le département de Jacqueville. Une édition placée sous le signe de la valorisation du patrimoine culturel et du renforcement de la cohésion entre les populations.

Pour Innocents Ozro Angah, président du Comité d’organisation, le choix de ce thème trouve son fondement dans une pensée du célèbre écrivain ivoirien Bernard Dadié : « La culture est la mémoire vivante d’un peuple. » Une conviction qui, selon lui, traduit pleinement l’esprit de ce rendez-vous culturel dédié à la communauté alladjan.

« La culture est la mémoire vivante d'un peuple », a-t-il rappelé, expliquant que le comité d’organisation a voulu, à travers cette 8e édition, faire de la culture un véritable instrument d’unité, de paix et de développement durable.

Durant trois jours, Grand-Jack a ainsi vibré au rythme des danses traditionnelles, des mets alladjan, des contes du terroir et de nombreuses autres activités destinées à mettre en lumière la richesse du patrimoine local.

S’adressant aux festivaliers, Innocents Ozro Angah les a invités à s’approprier pleinement cet événement. « Appropriez-vous ce festival (...) soyons fiers d’être Alladjan », a-t-il lancé, appelant notamment la jeunesse à prendre conscience de l’importance de la préservation et de la transmission des valeurs culturelles.

La culture comme facteur de paix

La sous-préfète de Jacqueville, Mme Traoré Mariam épouse Traoré, a, pour sa part, salué la pertinence du thème de cette édition, particulièrement dans un contexte où la Côte d’Ivoire a, selon elle, plus que jamais besoin de paix et de cohésion.

Elle a estimé que la culture constitue un puissant moyen de retrouver et de renforcer l’unité. Pour elle, les incompréhensions doivent pouvoir être réglées dans un esprit et dans un cadre de fraternité.

Au regard du programme proposé au cours de cette édition, la représentante de l’administration a également relevé la vitalité et la richesse du patrimoine culturel alladjan, dont plusieurs facettes ont été mises en valeur à l’occasion du festival.

Le savoir-faire alladjan à l’honneur

La cérémonie officielle a notamment permis au public de découvrir ou redécouvrir plusieurs aspects du savoir-faire traditionnel local. Au programme figuraient un concours culinaire, des démonstrations de fabrication de l’attiéké, de l’huile rouge et du sel, ainsi que des prestations de danses traditionnelles.

La présence de la chefferie du village d’Adjué, village invité d’honneur de cette 8e édition, est venue renforcer la dimension culturelle et fraternelle de la manifestation.

Placée sous le parrainage de Siriki Koné, PDG de JCKS, cette édition du Festival de Bôdôladja a également accordé une place importante à l’éducation.

Une cérémonie de récompense des meilleurs élèves de Grand-Jack ainsi que des enseignants a en effet été organisée en partenariat avec le Groupe scolaire Noé. Une initiative qui témoigne de la volonté des organisateurs d’associer la promotion de la culture à la valorisation de l’excellence scolaire.

À travers cette 8e édition, le Festival de Bôdôladja entend ainsi s’affirmer comme un espace de rassemblement, de transmission et de valorisation du patrimoine alladjan, tout en faisant de la culture un levier au service de l’unité, de la paix et du développement durable.

Modeste KONÉ 

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