Mamadou Touré expose les ambitions du service civique et présente les perspectives
Mamadou Touré appelle les parents à accompagner durablement leurs enfants
Ecoutez cet article en audio
Lire
Continuer
Pause
Arrêter
Le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a présenté les ambitions et les perspectives du service civique en Côte d’Ivoire, à l’occasion de la double cérémonie d’inauguration du Centre de service civique Amadou Gon Coulibaly et de sortie de la première cohorte de 500 stagiaires volontaires, à Tioroniaradougou.
Dans son intervention, le ministre est revenu sur la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, qui a conduit à la relance du service civique à partir de 2016 avec l’implication du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Il a rappelé que les 500 jeunes de cette première promotion ont suivi deux mois de formation civique et citoyenne, avant de bénéficier de quatre mois de formation professionnelle.
Établissant un parallèle avec les traditions sénoufo, Mamadou Touré a affirmé que « le service civique, c’est le Poro pour les jeunes », expliquant qu’il constitue un cadre d’apprentissage des valeurs de discipline, de civisme, de solidarité et de responsabilité indispensables à leur insertion dans la société.
Le ministre a surtout mis en avant les perspectives de développement du dispositif. Alors qu’environ 900 jeunes étaient formés chaque année jusque-là, le Gouvernement ambitionne désormais de porter cette capacité à 31 000 jeunes par an, grâce au déploiement progressif de centres de service civique sur l’ensemble du territoire national.
Dans cette dynamique, il a annoncé qu’à compter des prochaines cohortes, les stagiaires recevront un Certificat de qualification professionnelle (CQP), en remplacement des attestations de fin de formation, afin de renforcer leur employabilité et de faciliter leur insertion sur le marché du travail.
Mamadou Touré a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence française de développement (AFD) et l’UNICEF, qui accompagnent le développement du service civique dans plusieurs régions du pays.
S’adressant aux familles, le ministre a insisté sur leur rôle dans la réussite de cette politique publique. Il a rappelé que si l’État assure la formation, la qualification et l’accompagnement vers l’insertion des jeunes, leur éducation demeure avant tout de la responsabilité des parents.
Dans le même esprit, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Amadou Coulibaly, a invité les familles à accueillir les jeunes avec confiance et à poursuivre à domicile le travail engagé par les encadreurs. Il a exhorté les bénéficiaires à faire preuve de persévérance afin de consolider les acquis de leur formation.
Au nom de la première cohorte, Soro Nawa a traduit la reconnaissance des stagiaires au président de la République, au Gouvernement, aux formateurs, aux encadreurs et à leurs familles. Il a indiqué que les jeunes, arrivés au centre avec des vulnérabilités mais aussi la volonté de changer, repartent avec des compétences professionnelles, des valeurs citoyennes et une confiance renouvelée en leur avenir. Il a également présenté, au nom de ses camarades, leurs excuses à leurs parents pour leurs comportements passés, promettant un engagement durable au service de la société.
La cérémonie de Tioroniaradougou marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la politique nationale du service civique. À travers cette infrastructure et celles en cours de réalisation, le Gouvernement entend faire du service civique un levier de transformation de la jeunesse ivoirienne, en formant des citoyens responsables et qualifiés, capables de contribuer au développement du pays.
Lambert KOUAME
Donnez votre avis