L’Office national des Sports (ONS) poursuit sa stratégie de valorisation des infrastructures sportives ivoiriennes. Après une première édition organisée en octobre 2025 au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, l’Office a tenu, vendredi 24 juillet 2026, la deuxième édition de son After Work de Réseautage au stade Charles Konan Banny (CKB) de Yamoussoukro.
Cette rencontre avait pour objectif de rapprocher davantage les infrastructures sportives des acteurs locaux et de faire connaître les possibilités d’utilisation des équipements construits ou réhabilités dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023.
Représentant le directeur général de l’ONS, Ousmane Gbané, le conseiller technique François Anit a d’abord présenté les excuses du premier responsable de l’Office, absent en raison d’un calendrier chargé. Il a transmis les remerciements du directeur général au ministre des Sports, Adjé Silas Metch, pour son autorisation, ainsi que ses félicitations à la directrice du Marketing, de la Communication et des Relations publiques de l’ONS, Yolande Niaba, épouse Diop, initiatrice de cette rencontre.
Selon François Anit, cet After Work constitue une occasion pour l’ONS de mieux faire connaître ses infrastructures et de montrer au public que les stades ne sont pas exclusivement destinés aux rencontres de football.
« Il faut que vous puissiez poser toutes les questions utiles afin de savoir ce qu’on peut faire ici en dehors des matchs de football », a-t-il expliqué, invitant les participants à découvrir les différentes possibilités offertes par le stade Charles Konan Banny.
Dans cette dynamique, la directrice du Marketing, de la Communication et des Relations publiques de l’ONS, Yolande Niaba, épouse Diop, a rappelé le slogan de l’institution : « Des infrastructures sportives au service de nos cités ».
Elle a souligné la nécessité de faire connaître davantage ces infrastructures aux populations et aux acteurs économiques locaux. Pour elle, les stades peuvent accueillir une grande diversité d’activités, notamment des concerts, des meetings, des conventions religieuses, des séminaires, des mariages, des colloques et de grandes réunions.
« Il n’y a pas que seulement le football », a-t-elle insisté, précisant que les portes de l’ONS sont ouvertes aux personnes et structures souhaitant utiliser ces espaces, avec des conditions tarifaires étudiées.
Cette démarche s’inscrit également dans une logique de recherche de ressources additionnelles pour assurer l’entretien et la pérennisation des infrastructures sportives. L’ONS entend ainsi mieux exploiter les équipements dont il a la charge, tout en permettant aux populations et aux acteurs locaux de bénéficier de ces installations pour leurs différents événements.
Au stade Charles Konan Banny, cette volonté de diversification est déjà illustrée par la programmation de spectacles. Le délégué principal du stade, Aziz Sidibé, a notamment annoncé la tenue, en août, d’un spectacle de l’artiste ivoirien Kérozène.
Pour lui, cette programmation démontre que le stade de Yamoussoukro peut accueillir des événements qui vont au-delà du football.
« Dites-nous ce que vous voulez faire au stade Charles Konan Banny et nous vous trouverons un espace », a-t-il lancé, invitant les promoteurs, entreprises, associations et autres acteurs à s’intéresser davantage aux infrastructures.
La deuxième édition de l’After Work de Réseautage a réuni plusieurs représentants des directeurs régionaux de ministères, notamment ceux en charge de la Culture et des Loisirs, de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation ainsi que de l’Enseignement supérieur. Des promoteurs de spectacles, responsables de banques et d’entreprises de la région du Bélier et du district des Lacs, responsables de centres de formation, dirigeants de clubs de football et acteurs d’autres disciplines sportives ont également pris part à la rencontre.
À travers cette initiative, l’ONS veut donc créer davantage de passerelles entre ses infrastructures et leur environnement économique et social. L’objectif affiché est de faire des stades des espaces multifonctionnels, capables de générer des activités et des ressources tout en restant au service des populations.
Après Abidjan en 2025, Yamoussoukro constitue ainsi la deuxième étape de cette démarche de réseautage, qui pourrait être étendue à d’autres villes abritant les infrastructures sportives de la CAN 2023.
Avec Sercom
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