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Réforme électoral : Affi N’Guessan appelle à un dialogue politique inclusif pour construire un consensus national autour du futur organe électoral
Aujourd'hui, 08:52

La CAP-CI veut un consensus avant toute décision

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Le président de la Coalition pour l'Alternance pacifique en Côte d'Ivoire (CAP-CI), Pascal Affi N'Guessan, a appelé jeudi 25 juin 2026 à l'ouverture d'un dialogue politique inclusif afin de parvenir à un consensus national sur le futur organe chargé de l'organisation des élections.

Lors d'une conférence de presse tenue au siège du Front populaire ivoirien (FPI) à Cocody, au lendemain de la rencontre d'information organisée par le gouvernement sur la réforme de la gouvernance électorale, le président de la CAP-CI a estimé que la réforme de l'organe électoral ne saurait être menée à travers une simple séance d'information, mais doit résulter d'un véritable processus de concertation impliquant l'ensemble des forces politiques significatives, les organisations de la société civile et toutes les parties prenantes au processus électoral.

Selon lui, la confiance dans les élections constitue la condition essentielle d'une paix durable et d'une stabilité politique en Côte d'Ivoire. À ce titre, il a insisté sur la nécessité de construire un consensus autour du futur dispositif électoral afin que celui-ci soit accepté par tous les acteurs.

« La CAP-CI appelle à l'ouverture d'un dialogue politique véritablement inclusif associant toutes les forces politiques significatives, la société civile et toutes les parties prenantes afin de construire un consensus national autour du futur organe électoral », a-t-il déclaré.

Pascal Affi N'Guessan a reconnu que le gouvernement partageait le constat selon lequel les crises électorales successives ont profondément fragilisé la cohésion nationale. Toutefois, il a regretté que la méthode retenue pour engager la réforme ne favorise pas un échange contradictoire entre les différents acteurs.

Le président de la CAP-CI a notamment critiqué le caractère unilatéral de la rencontre organisée le 22 juin à la Primature, qu'il a qualifiée de simple transmission d'informations plutôt que de cadre de dialogue. Il s'est également interrogé sur les critères ayant présidé au choix des participants et sur l'absence de visibilité concernant les prochaines étapes de la réforme.

S'agissant de l'architecture proposée par le gouvernement pour remplacer la Commission électorale indépendante (CEI), articulée autour de trois organes distincts chargés respectivement de l'organisation matérielle des élections, du recensement des votes et du contrôle du processus électoral, Pascal Affi N'Guessan a estimé que la réforme devait avant tout garantir la neutralité, l'impartialité, la transparence et la crédibilité des futures institutions électorales.

Le président de la CAP-CI a affirmé partager l'objectif affiché par le gouvernement de faire des élections des moments de choix démocratique plutôt que de tensions. Mais, a-t-il insisté, cet objectif ne pourra être atteint que grâce à un dialogue politique sincère et inclusif.

« La paix durable, la stabilité politique et la cohésion nationale dépendent de la confiance que les citoyens accordent aux élections. Cette confiance ne naîtra ni de consultations sélectives, ni de décisions unilatérales. Elle naîtra d'une volonté sincère de bâtir des institutions équilibrées, impartiales, crédibles et acceptées par tous », a conclu Pascal Affi N'Guessan.

Lambert KOUAME

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