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Hygiène : Ces objets du quotidien plus sales qu’on ne l’imagine
Aujourd'hui, 12:05

Les rambardes d'escalier sont des nids de bactéries

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Téléphone portable, poignées de porte, barres de bus ou encore rambardes d’escalier… De nombreux objets utilisés chaque jour sont de véritables nids à microbes. Souvent manipulés sans être nettoyés régulièrement, ils accumulent bactéries, virus, poussières et résidus invisibles à l’œil nu. Certains spécialistes estiment même que certaines surfaces du quotidien peuvent être plus contaminées que des toilettes mal entretenues.

Le téléphone portable, champion des bactéries

C’est l’objet que l’on touche le plus dans une journée. Posé sur des tables, transporté dans les poches ou manipulé avec des mains parfois sales, le téléphone portable concentre une importante quantité de microbes.

Pourtant, il est rarement désinfecté. Traces de doigts, poussière, sueur et bactéries s’y accumulent rapidement, faisant du smartphone l’un des objets les plus sales du quotidien.

Poignées de porte, interrupteurs et télécommandes … vigilance

Dans les maisons, bureaux, écoles ou lieux publics, les poignées de porte sont touchées par des dizaines de personnes chaque jour. Même constat pour les interrupteurs, les télécommandes ou encore les claviers d’ordinateur.

Ces surfaces dites “à haut contact” sont souvent manipulées en permanence, mais peu nettoyées. Résultat : elles deviennent des vecteurs idéaux de transmission des microbes.

Les éponges de cuisine, un danger souvent ignoré

Humidité, restes alimentaires et chaleur : les éponges de cuisine réunissent toutes les conditions favorables à la prolifération des bactéries. Utilisées quotidiennement pour nettoyer la vaisselle ou les plans de travail, elles peuvent rapidement devenir l’un des objets les plus contaminés de la maison lorsqu’elles ne sont pas changées régulièrement.

Argent liquide et sacs : des objets très exposés

Billets de banque et pièces de monnaie passent de main en main tout au long de la journée. Ils transportent ainsi de nombreux germes provenant de différents environnements.

Les sacs à main et sacs à dos figurent également parmi les objets les plus sales. Posés au sol, sur des sièges ou des tables, ils accumulent poussières, microbes et autres salissures.

Rambardes d’escalier : des zones à haut contact

Les mains courantes et rambardes d’escalier font partie des surfaces les plus touchées dans les espaces publics. Immeubles, centres commerciaux, écoles, hôpitaux ou transports publics : des centaines de mains peuvent s’y poser chaque jour. Ces surfaces accumulent bactéries, virus, résidus de peau et poussière. Les rambardes métalliques sont particulièrement concernées, les microbes pouvant y survivre plusieurs heures.

Les spécialistes recommandent d’éviter de se toucher le visage après avoir utilisé une rampe et de se désinfecter les mains dès que possible.

Dans les transports publics, les microbes circulent aussi

Les transports publics concentrent de nombreuses surfaces à risque. Dans les bus notamment, les barres de maintien, poignées, boutons d’arrêt, sièges et portes sont manipulés continuellement par les passagers. Ces éléments peuvent contenir bactéries, virus, traces de sueur et résidus provenant des vêtements ou des chaussures. Les barres métalliques sont particulièrement exposées en raison du contact permanent avec les voyageurs.

Après un trajet, il est conseillé d’utiliser du gel hydroalcoolique, de se laver les mains rapidement et d’éviter de manger sans s’être nettoyé les mains.

Les poignées de voiture également concernées

Les poignées de voiture, surtout extérieures, peuvent elles aussi être très sales. C’est particulièrement le cas pour les taxis, véhicules de transport, voitures professionnelles ou automobiles utilisées par plusieurs personnes. Elles accumulent bactéries, poussières, pollution et parfois même des traces d’huile ou de carburant. Les poignées intérieures ne sont pas épargnées, notamment lorsqu’elles sont touchées après avoir manipulé de l’argent, un téléphone ou des barres de transport. Le volant, le levier de vitesse et les boutons de commande sont également considérés comme des zones fortement contaminées dans l’habitacle.

Quelques gestes simples pour limiter les risques

Pour réduire la présence de microbes sur les objets du quotidien, plusieurs réflexes simples peuvent être adoptés. Selon un spécialiste de l’hygiène qui a requis l’ananymat parce que n’ayant la permission de sa hiérarchie s’exprimer dans la presse, il est conseillé de nettoyer régulièrement son téléphone et son clavier, de changer fréquemment les éponges de cuisine, de désinfecter les surfaces les plus touchées. Il recommande aussi de se laver les mains régulièrement, d’éviter de poser certains objets au sol, d’utiliser du gel hydroalcoolique après les transports publics.

Même les objets les plus familiers peuvent devenir de véritables réservoirs à bactéries lorsqu’ils ne sont pas entretenus régulièrement.

Modeste KONÉ

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