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Affi N’Guessan croit possible l’union de la gauche ivoirienne et recadre Nady Gbagbo
Aujourd'hui, 09:42

Pascal Affi N'Guessan, président du FPI

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Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan, a réaffirmé sa conviction quant à la possibilité d’une union de la gauche ivoirienne, tout en critiquant les récentes déclarations de Nady Bamba Gbagbo sur la paternité de la gauche en Côte d’Ivoire.

S’exprimant jeudi 7 mai 2026, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti à Abidjan, Deux Plateaux, Pascal Affi N’Guessan a estimé que « l’union de la gauche est possible », à condition que les acteurs politiques placent « les enjeux nationaux au-dessus des ambitions personnelles ».

Le président du FPI a expliqué que sa formation politique demeure attachée aux valeurs progressistes et à la transformation sociale. Selon lui, la priorité reste la construction d’un projet politique capable de répondre aux préoccupations des populations ivoiriennes, notamment les questions liées à la démocratie, à la gouvernance et au coût de la vie.

« Nous croyons à la capacité de prise de conscience des hommes politiques et à leur aptitude à se rassembler autour de l’essentiel pour servir la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré, soulignant toutefois que le FPI n’attend pas nécessairement une union de la gauche pour poursuivre son engagement politique.

Affi N’Guessan a insisté sur la nécessité, pour toute coalition, de proposer un programme « pertinent et attractif » susceptible de convaincre les électeurs. Il a rappelé qu’une élection présidentielle repose avant tout sur « le choix d’un homme et d’un projet politique ».

Revenant sur les propos de Nady Gbagbo relatifs à l’incarnation de la gauche ivoirienne par son époux, l’ancien président Laurent Gbagbo, le leader du FPI s’est dit surpris par cette sortie qu’il juge inopportune.

« Un tigre ne proclame pas sa tigritude », a-t-il lancé, estimant que le débat sur la paternité de la gauche n’est pas une priorité dans le contexte sociopolitique actuel.

Pascal Affi N’Guessan a rappelé les difficultés traversées par Laurent Gbagbo, évoquant « une triple injustice », notamment sa chute du pouvoir, son emprisonnement et la privation de ses droits civiques. Il a cependant indiqué que les préoccupations urgentes devraient davantage porter sur la libération des militants emprisonnés après les manifestations contre le troisième mandat du président Alassane Ouattara, ainsi que sur les conditions de vie des populations.

Le président du FPI a également déploré le décès récent de plusieurs détenus issus de cette crise politique, appelant les responsables politiques à concentrer leurs efforts sur les difficultés sociales et économiques auxquelles font face les Ivoiriens.

« Les problèmes du coût de la vie et la situation des jeunes emprisonnés méritent plus d’attention que des débats sur celui qui incarne la gauche ivoirienne », a-t-il conclu.

Lambert KOUAME

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