Kouto a fait montre de sa richesse culturelle lors du Porlahla festival
La troisième édition du Festival Porlahla, biennale des arts et de la culture en pays sénoufo, a pris fin le 8 février à Kouto. Au fil des années, l’événement s’est installé comme un rendez-vous culturel de référence dans le nord de la Côte d’Ivoire, mêlant valorisation des traditions, transmission des savoirs et ouverture aux autres cultures.
Organisé avec le soutien d’Orange Côte d’Ivoire, le festival a mis à l’honneur, selon nos sources, les danses, les musiques et les arts traditionnels sénoufo. Pendant plusieurs jours, la ville de Kouto a accueilli des milliers de visiteurs venus de différentes régions du pays et de l’étranger, faisant de la localité un véritable lieu de rencontres et d’échanges culturels.
La cérémonie de clôture s’est tenue en présence de plusieurs autorités, dont le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, Haut patron du festival. Il, affirment nos sources sur place, a salué l’ampleur prise par Porlahla, estimant que l’événement contribue à faire rayonner la culture sénoufo et à mettre en lumière la richesse du patrimoine de la région de la Bagoué.
Selon lui, le festival dépasse le cadre du divertissement. Il constitue un espace de transmission des valeurs culturelles et de rapprochement des peuples. Cette troisième édition a notamment été marquée par une forte diversité des participants, avec des festivaliers venus, entre autres, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, du Bénin, du Togo, du Sénégal, du Cameroun, mais aussi de la Chine et de l’Afrique du Sud.
Le vice-Premier ministre a également souligné l’impact du festival sur le développement local et la cohésion sociale, réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les initiatives culturelles porteuses de paix et d’unité nationale.
De son côté, la vice-présidente du conseil régional de la Bagoué, Diarrassouba Maférima, a mis en avant la portée symbolique de Porlahla pour les communautés locales. Elle a insisté sur le dialogue entre générations, où les traditions orales, les masques et les rythmes ancestraux trouvent un écho auprès de la jeunesse.
Porté par son promoteur, Bernard Koné Dossongui, et appuyé par des partenaires institutionnels et privés, le Festival Porlahla s’affirme comme un levier de valorisation culturelle et de cohésion sociale. À Kouto, la culture sénoufo continue ainsi de s’exprimer comme un facteur d’identité, de rassemblement et de développement.
Modeste KONÉ
Donnez votre avis